Silvye

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Category: Voyager

Tobago Cays

Aerial view of the archipelago Tobago Cays under clouded sky, Grenadines, Caribbean, America

Le 11 janvier

Nous sommes parti de Union vers 15h avec deux bateau-copain, Belorc’h et Bagattelle. On avait prévu d’aller ensemble à Tobago Cays.

Quand on arrive près de l’Île Petit Bateau, tout le monde est très content et après avoir jeté la pioche (l’ancre) tout le monde part à l’eau!

Après le goûter mes amis et moi allons sur la plage faire un grand château de sable!

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Le lendemain matin mon père et moi allons plonger, sous l’eau c’est magnifique! On voit une tortue pour la première fois et on filme pleins de beaux poissons. Ce n’est qu’après qu’on se rend compte que la camera a de la buée donc on rentre manger. Jusque là tout s’était bien passé, soudain, en plein milieu du repas on voit un gros catamaran qui viens nous percuter et nous casse une pièce pour remonter l’ancre!

Nous allons tenter de la réparer en Martinique. Finalement nous sommes partis dans un autre mouillage un peu plus loin.

Les jours suivants après l’école nous sommes allés nous baigner au récif, quand nous sommes rentrés je suis allé sur le bateau Belorc’h et Yvan et moi sommes aller faire du snorkling (balade masque/tuba) au dessus de leur ancre, on s’amusait à descendre en apnée et a toucher l’ancre qui était à 5 ou 6 mètres de fond, à côté il y avait une tortue.



Papa a fait aussi beaucoup de planche à voile.

Le dernier jour nous avons fait un énorme apéro avec Belorc’h, Bagatelle, Punch coco, Tamouray et Gitan (tous les autres bateaux avec des enfants). Aline a fait trente crêpes car il y avait au moins 15 enfants. Ensuite nous avons fait une grande bataille d’eau puis on est parti.

Je cois que nous garderons un très bon souvenir de Tobago Cays 🙂


Grenada – l’île aux épices et Carriacou

DSC02111 (1024x225)Après 2 semaines à Tobago, ce qui est énorme pour nous (mais il fallait bien ça après la transat), nous voilà à Grenade. Beaucoup de similitudes entre les 2 îles, on y parle anglais, le dollar est la monnaie, mais c’est le dollar des îles du Common Wealth, à l’effigie la reine d’Angleterre, et un nouveau taux de conversion (1€ pour 3$ environ)! Et ici, il y a beaucoup beaucoup plus de bateaux, dans les mouillages, c’est une forêt de mats comme on n’est pas encore habitués à en voir. Et des yachts « m’as-tu-bien-vu » que c’est à celui qui aura le plus gros et le plus rutilant 🙂

Le mouillage de Prickley Bay est « pratique ». Un chantier avec un magasin d’accastillage et une voilerie. On peut y faire les formalités d’entrée. Le douanier est sympa, il offre même des bananes aux enfants… sûrement pour les faire arrêter de gigoter 2 secondes! A côté, il y a un bar avec accès internet qui devient notre QG pour les appels et mails de bons vœux.

On peut faire un tour dans la capitale, St George town, par taxi-bus, ligne 1, 2.5$ par trajets. Les camionnettes sont « tunées », avec musique à fond et si possible une conduite mode jeu vidéo. Assez fun pour qui n’est pas trop regardant sur les règle de sécurité routières… La ville en elle même est colorée, avec pas mal de vieilles pierres, dont des clochers qui ne dénoterait pas dans la campagne anglaise. Mais le piéton n’est pas roi et c’est parfois un peu stressant de circuler avec les petits loups dans les petites rues! On fait un bon goûter smoothies-poulet grillé-épis de maïs grillé :o) La boutique propose même des smoothies inédits banane-avoine-guiness ou bois bandé! Je me contente du banane-avoine, reconstituant!

Au mouillage, bien qu’on soit dans le fond de la baie, ça reste assez rouleur. A deux pas de l’aéroport; on peut voir les jets passer au dessus de nos têtes (heureusement assez peu souvent). Un matin, nous avons le plaisir de retrouver Manwé, mouillé juste à côté de nous et Bellorc’h, juste derrière! Pour Bellorc’h, ce n’est pas dû au hasard, Ivan nous aillant repérés sur marine traffic grâce à l’AIS 🙂 C’est vraiment chouette de pouvoir faire plus connaissance, car on ne s’est que croisé à Mindelo. Nous faisons 2 balades l’après-midi et passons le réveillon du nouvel an ensemble, et je découvre qu’Anne est née à Dinan et a grandi à Plélan le Petit! Autant dire que le courant breton passe bien :-). Nous loupons un apéro chez eux car, téméraires que nous sommes, nous avons été à la marina pour profiter du wifi, et il s’est mis à pleuvoir à seaux, et longtemps, impossible de revenir au bateau. Une fois passés entre les gouttes, et tout de même bien humides, la soirée est à l’eau. Grrrrr!

Puis nos chemins se séparent, Bellorc’h est gruté pour carénage, et nous décidons d’aller voir un peu plus à l’est à 2 baies d’ici, vers Hog Island. Normalement on devrait se retrouver plus tard dans les Tobago Cays. Finger crossed!

Après un bon plein d’eau, nous revoilà parti. Arrivée à Hog Island en fin d’après-midi, c’est très joli et nous nous mettons au nord du pont et sommes plutôt dans un coin isolé, avec 0 vague mais de bonnes rafales. En arrivant, notre radar interne détecte un bateau français avec bambins. Clignotant, on se met juste à côté! Une fois arrêté, oups, la ligne de traîne, oukellée??? Pinaise, pas dans l’hélice? dans le safran… ? On la remonte doucement, et ça vient, ça vient tant et si bien qu’au bout il y a un barracuda size XXL!! Vivant, et avec des dents qu’on se dit qu’on n’aimerait pas l’avoir dans nos pattes… Maël nous suggère d’utiliser le fusil à pêche et ça nous sauve les orteils.

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Du coup, on emmène cette belle pêche sur Ia Orana (« boujour » en Tahitien!). A bord, Anne-Laure et Amaury nous accueillent chaleureusement avec leurs 4 loulous adorables : Aurore, Xavier, Maxime et Augustin. Quelques échanges de livres numériques et repas entre enfants plus tard (qui cuisinent et rangent tout comme des grands), c’est la bonne entente. Côté cockpit aussi, ça se passe bien et Anne-Laure nous fait goûter son ti punch à base de fruit de la passion (au lieu du citron). C’est convivial aussi. Surtout qu’il y a beaucoup de passage à bord avec les voisins amis, très cosmopolite! Il y aura un polonais, un anglais, une irlandaise, un américain de Washington, tous avec leur histoire, leur parcours… Par contre, le barracuda retourne à la baille car il est un peu gros, et il y a toujours ce doute de ciguatera qui plane…

Ia Orana est en virée depuis 2 ans, dont 1 dans les Antilles donc on apprend pleins de choses. Notamment qu’il y a un esprit communautaire fort entre les bateaux aux mouillage, souvent à l’année. Pour exemple, tout les matins, sur la VHF 68, à 7h, il y a 1h d’annonces des uns et des autres, avec les départs, les arrivées, les shopping bus qui s’organisent, les après-midi volley ou dominos, les trocs, etc etc! On peut même passer commande et se faire livrer des choses à bord! Sinon Anne-Laure nous sélectionne les mouillages top des Tobago Cays. Elle nous parle de son activité professionnelle à bord, elle s’occupe de micro-crédits. Passionnant. Ils mènent une vie très sympa dans les parages, mais pensent malgré tout à revenir en France… Ils repartent au petit matin, donc la rencontre est brève mais intense!

Pour nous, le lendemain, un petit tour sur l’île Hog, qui est déserte hormis un petit bouis-bouis où il y a un fête une fois par semaine. Et surtout nous avons la chance de voir un pêcheur d’oursin, Sperry, qui nous fait une démonstration de récupération de molusque de lambi, et nous explique comment on prépare les oursins. Il nous fait goûter de l’oursin cru, et c’est très fin, ainsi qu’un jelly bean qui est une partie du lambi que je goûte avec réticence, mais qui s’avère… intéressant..:o). Sperry pêche en apnée juste sur le récif au sud de l’île. Nous faisons un petit tour dans l’île où on retrouve un décor de mangrove, c’est très calme.

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un coquillage lambi

Et après manger… re-départ vers Saint-George town cette fois ci. On doit faire un ravito et on a hâte d’aller à Carriacou (alias « Kiricou » à bord de Callinago). A Saint-George town, le mouillage devant la plage, au sud du port, est très tranquille. Une virée nocturne se termine au KFC (je sais, c’est pas là qu’on rêvait de manger à Grenade, mais après pas mal de déambulation et 3-4 personnes qui nous le recommande et les enfants le récclame, on cède!). Et le lendemain matin, on se presse pour faire une lessive (la 1ère depuis Mindelo, soit depuis plus d’un mois!!), les courses et la pause internet pour envoyer un article, et c’est re-parti au pas de course avant midi, direction Carriacou!

La navigation est assez perturbée par le relief de l’île d’abord, puis on a un bon vent autour de 15 noeuds qui nous permet d’arriver sur Tyrell Bay à 16h30.

Carriacou est jolie, et pleine d’amis…

Oukiva est là ! Ia Orana aussi !

Alors je sais que ça fait un peu voyage où on parcours 6000 km pour se retrouver entre français type famille en bateau, donc pas vraiment le dépaysement… Mais c’est tellement plus simple, on a toujours au minimum 1h de conversion garantie sur facture entre les parcours des uns et des autres, les enfants sont occupés et ravis, on se passe des tuyaux, etc… Alors bon, après 6 mois loin de son sweet home, on devient de plus en plus enclin à chercher ce type de compagnie. Et il faut dire que les antillais sont très serviables et helpful, mais on n’a pas forcément l’occasion de les côtoyer, étant toujours en mouvement… Bref ! C’est ainsi et il faut pas non plus trop se poser de questions.

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Toujours est-il que sur l’île, nous faisons une visite à la « capitale », Hillsborough, en taxi-bus. Le rythme est plus tranquille qu’à Grenade, c’est beaucoup plus petit. Nous allons faire un saut à Sandy Island, en bateau, et malgré un vent assez soutenu (20-25 nœuds). C’est assez sympa, mais on ne voit rien dans l’eau au bord de la plage. Heureusement, dans une petite pièce d’eau, il y a l’équivalent d’un aquarium miniature avec 1 m d’eau pour barboter. Nous faisons aussi un passage au dessus du bateau épave qui a sombré au milieu de la baie de Tyrell. Marrant. Et sinon on s’échange les enfants, on fait quelques soirées, un barbeuc sur Callinago avec nos voisins Oukiva où il faut repêcher la moitié des brochettes qui sont tombées à l’eau… des brochettes de la mer de poulets, inédit ! Et le seul bémol dans tout ça c’est que Yanis se retrouve avec une méchante infection cutanée sous le menton. Une piqûre mal soignée, qui empire vite. Du coup on s’inquiète, le petit loup a la joue bien enflée, galère. Mais après un traitement d’antibio et antiseptique ++, c’est en bonne voie de guérison. Pour autant, fini les baignades avant un peu de temps…

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Ah si, autre bémol, après une semaine de vacances, fallait bien que ça arrive, l’école recommence. Et ça c’est duuuuuuur… L’ambiance sur Callinago est alors orageuse. On compte les jours avant la fin de l’atelier 8 de la semaine 4 du module 8 du CNED… Tiendrons-nous jusque là ?

Et il faut de nouveau prendre la route, après 4 jours très agréables dans Tyrell bay.

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Direction les Grenadines de Saint Vincent, et en premier lieu sur l’Union Island où on refait une entrée (après un check-out à Carriacou, qui fait parti des Grenadines de Grenade..). C’est un saut de puce, de 10 miles, toujours dans un décor mirifique…

Tobago

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Wikipedia : ‘Tobago est une île d’une superficie de 300 km2 située au sud des Antilles. Elle est une des deux îles principales de la République de Trinidad-et-Tobago, l’autre étant l’île de la Trinidad. La ville de Scarborough est le chef-lieu de l’île.’ Environ 54 mille habitants, surtout dans la côte sud-est qui la plus touristique. C’est très montagneux, et recouvert d’une végétation exotique. On y parle anglais, le dollar TT (cf nom du pays) est la monnaie avec en gros 8 TT pour un euro. Pas possible de payer par carte, donc trouver un DAB devient une activité récurrente… L’ambiance est assez cool d’un côté, avec les gens avec dread locks, souvent de la musique dans les rues, la ganja qui se fume parmi les groupes d’hommes… D’un autre côté, c’est plus stricte, un peu ambiance anglo saxonne, avec les jardins bien tenus, et prière d’avoir des enfants qui savent se tenir tranquille, sinon on vous fait des remarques… Oups ! Sinon côté météo, il fait chaud et il pleut suffisamment souvent et fort pour qu’une autre activité récurrente devienne l’ouverture/fermeture des hublots. La faune et la flore est tropicale. On aperçoit une tortue, pleins de pélicans et de frégates dans le ciel, des sternes et autres volatiles des forêts comme des motmots et espèces inconnues de nous. Des bananiers, des cocotiers, des cacaotiers, des bambous qui ont 100 ans d’âges, des noix de cajoutiers (noyer de cajou?), des sensitives, et c’est juste ceux dont je me souviens… moins exotiques mais toujours sympathique, des poules et leurs poussins se baladent dans les rues. Beaucoup moins sympathiques, les ya-ya (ou yin-yin) sont des petites bêtes dont les morsures sont comme des piqûres de moustiques mais plus grattant et qui durent plusieurs jours… ça me réveille la nuit pour me gratter, et le plus irritant c’est que Laurent n’en a jamais à côté… !

Le mouillage au nom évocateur de Pirate’s Bay est très abrité, profond, avec 15 m d’eau sous le bateau, dans un écrin de parois abruptes et foisonnantes de végétations. Une plage déserte en face du bateau, un petit village pour le ravito et un accès internet à la bibliothèque. Que demander de plus ? Sur la petite dizaines de bateaux autour de nous, nous avons le plaisir de reconnaître Manwé que nous invitons illico à prendre l’apéro le soir de notre arrivée.
Et nous faisons la connaissance de 2 autres bateaux français avec enfants à bord.
Sur Annouaye, Sylvie et Eric vivent avec Ellie et Malou (6 et 3 ans). Ils viennent de Martinique et vivent toute l’année sur leur bateau depuis 2 ans, faisant de longs voyages pour découvrir les îles antillaises et faire des rencontres, puis rentrent en Martinique quand il faut remplir la caisse de bord. Ils nous apprennent pleins de choses sur Tobago où ils sont depuis 4 ou 5 mois, et sur les autres îles où nous iront, sur la pêche etc… D’ailleurs, invités à prendre l’apéro sur Callinago, ils arrivent avec 2 belles carangues prêtes à enfourner. Classe !


Nous les retrouvons par hasard à la bibliothèque et direction le resto ensemble, pas loin du poste des maîtres nageurs, vue sur la plage. Il faut être patient (vive la carib pour patienter), mais ça en vaut la peine, le repas est délicieux. Pas loin de ce resto, Lucile nous avait convié à un repas pou les enfants à l’occasion de Noël que l’on a loupé, mais là encore, une bonne adresse chez une femme très généreuse et proche des enfants (en ayant 5 à elle!).
Errance est le bateau de Séverine et Eric avec Maé et Kaëlan (9 et 10 ans). Ils sont partis de Méditerranée depuis avril et se tâtent pour poursuivre ou pas leur périples. Nous passons le réveillon de Noël en leur compagnie !
Et les enfants sont émerveillés de voir débouler un vieux gréement toutes voiles dehors, le wylde swan, ; bateau école pour ados hollandais. On croirait un vrai bateau de pirates:o)

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Nous nous trouvons bien ici, et les journées et semaines passent vite. On se fait aux lieux et aux visages d’ici. Sur la plage, il y a beaucoup de vagues, mais elles ne sont pas dangereuses. Cela corse juste les départs et arrivées en annexe, alors parfois on la laisse dans l’eau, à l’ancre. Les enfants passent des heures dans les remous. On peut même y faire un peu de lessive car un jet d’eau douce descend de la montagne non stop. Ca dépanne :o)
C’est d’ailleurs sur cette plage que l’on passe le réveillon de Noël, à la lueur d’un grand feu, et des lucioles qui clignotent dans le mur de verdure. Bien sûr on pense à la famille resté en France, mais c’est une parenthèse dans notre vie bien rangée, alors on apprécie d’être ici dans ce cadre extra-ordinaire !

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Nous louons une journée une voiture pour se balader dans l’île, histoire de dire. Les routes sont pentues ++ et pas très larges. Sensations garanties… conduite à gauche pour pimenter le tout, et parfois une route à tailler à la machette lorsqu’une pluie a mis le bazar dans tout ça. Nous faisons plusieurs haltes sur la côte nord, et mangeons à la capitale, Scarborough. Rien de mémorable. Il faut dire qu’on ne fait que passer. Et à côté de Roxborough, nous allons dans une cascade, à Argyle water falls. Je pense la première fois que les enfants se baignent dans ce type de décor. Mais les derniers kilomètres, de nuit, ne sont pas rassurants…

Laurent fait pas mal de virées sous l’eau, emmenant avec lui les garçons quelques fois. Sous l’eau il y a beaucoup de poissons mais difficile de savoir quoi chasser dans tout ça… On se soucie du risque de Ciguatera, une toxine qui peut se trouver dans certains poissons prédateurs des récifs corallien. Même si selon Sylvie et Séb, il n’y a pas ce risque à Tobago, on préfère jouer la prudence, surtout avec les enfants…

ciguatera

 

On voit aussi plusieurs fois le poisson lion qui prolifère ici car il n’a pas de prédateur. Il est très dangereux avec ses piquants venimeux et on recommande de le chasser, mais attention à la bestiole une fois au bout de la flèche, sous peine de finir à l’hosto ! Pour autant, nous rencontrons 2 québécois qui les pêchent pour les manger et en font des festins. Ils ont la technique notamment pour lever les filets avec pinces à brochette pour ne pas toucher les piquants !
Laurent ramène aussi une énorme araignée de mer.

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Enfin, nous faisons une virée en bateau à Castara. En y allant, nous passons quelques heures à English man’s Bay, où Laurent va plonger pendant que les enfants et moi allons à la nage à la plage. C’est un peu sportif surtout pour Yanis, mais avec une planche et moi qui le tire en palmant, ça passe nickel. Et ça évite d’avoir à utiliser l’annexe sur une plage avec des bonnes vagues…

DSC02020 - Copie (1024x768).jpgA Castara, on fait un saut à terre et on arrive par hasard à une cascade. Quelques courses, un goûter et on rentre au bateau. Il pleut fréquemment et fort, et même s’il fait chaud globalement, c’est toujours un peu casse-pied à la longue. Le lendemain après-midi, le matin étant toujours occupé par l’école, Laurent et Jeanne vont à terre pendant que les gars et moi on reste à bord et on se défoule en sautant du bateau. Puis après 2 nuits dans ce mouillage plutôt rouleur, on repart au petit matin.
Nous voulons passer le réveillon du nouvel an à Grenade au nord-est de Tobago et nous sommes déjà le 28 décembre…
Donc le réveil est à 5h du matin (j’ai essayé de négocier 5h30 mais pas moyen…scandale !). Le temps de tout préparer et nous partons au petit jour pour une bonne tranche de près. Ça faisait longtemps, ça penche, on a mis la trinquette à l’avant, et du coup en 2h30 on rentre au bercail, dans Charlotte’s ville.

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Objetifs :
faire les papiers de sortie (Laurent)
écouler nos derniers TT (moi),
profiter du wifi de la bibliothèque.
Pour Laurent ça avance bien le matin, mais il nous manque des sous, restés au bateau, donc obligé de revenir à 14h. Dommage, à 14h il pleut des cordes… mais ça ne se calme pas, alors il y va quand même et passe un long moment à attendre un douanier qui ne viendra pas. Aïe. On a des papiers de clearance de l’immigration, tant pis, on fera sans ceux de la douanes. On espère que ça passera bien à Grenade.
Pour le point wifi, pas de chance, une panne d’électricité est en cours… Pas possible d’appeler les familles ni de récupérer la météo. A priori, côté météo, il y a 20 nœuds établis de prévus, au portant ça devrait bien avancer.
Pour les courses, je fais le plein de fruits et légumes, et tout y passe sans difficultés, y compris les sous qui étaient initialement alloués à la douane ! Une autre façon de participer à l’économie locale.

Retour en famille en bateau et gros rangement avant de partir, cette fois à la nuit tombée. Le départ se fait avec la grand voile hissée, c’est un poil tendu car il y a des bateaux autour, l’orin à gérer, mais ça le fait.
Une fois sortis de l’abri de la baie, le vent monte assez vite. Tant et si bien que Laurent décide de prendre la météo avec le téléphone satellite, mais les gribs confirment les 20 nœuds indiqués dans l’après-midi. La grand voile prend un premier ris, puis un deuxième et les 20 nœuds établis se transforment en 30 nœuds, avec une bonne houle de travers. Autant dire que ça swingue à l’intérieur, et que je ne suis pas rassurée. Heureusement une demi-Lune nous donne un peu de luminosité. Mais lorsqu’il faut prendre un ris, barrer à 30 degrés du vent pour permettre à Laurent d’affaler et régler la grand voile, c’est un peu la panique pour moi. Heureusement Laurent assure. Il me laisse la veille entre 21h et 23h et je compte les minutes … Côté enfant, à part Yanis qui se plaint d’être barbouillé mais qui gère son mal de mer, RAS. Et ils apprécient le repas chips-cacahuètes que j’improvise, ne me sentant pas le courage ni la sérénité de cuisiner…
Au radar on voit des grains au loin, ça va pas s’arranger. Au milieu de la nuit, on voit des pointes plus fortes du vent, puis une accalmie. Nous décidons de prendre le 3ème ris illico presto. Ce n’est pas anodin car celui là n’est pas automatique et pas prévu. Ça veut donc dire passer le bout de d’écoute dans l’œillet à la chute de la voile (soit faire le singe pour passer le bout à l’arrière de la voile, un mètre au dessus de la bôme). Et aussi accrocher la voile au niveau du mat, au vis de mulet (aller au mat). Ça prend un peu de temps, je dois garder le bateau à peu près face au vent et je suis vite perdue dans toutes ces vagues… Il se met à pleuvoir si fort qu’on est trempé en 2 secondes et que ça fait mal aux yeux tellement les gouttes arrivent vite dedans. Pas un bon moment. Mais heureusement qu’on met ce 3ème ris car dans les grains, il y a des pointes à presque 40 nœuds et avec la grand voile arisée et un mini bout de génois de sorti, ça passe bien, même si certaines vagues déménagent. Puis ça se calme peu à peu et on arrive enfin en vue de Grenade et de Prickly Bay (ou baie aux épines)au petit matin comme prévu. FIOU ! Un peu plus tard on retrouve Sévérine et Eric partis en même temps que nous et on partageons nos impressions de la nuit, et je vois que je ne suis pas la seule à avoir eu peur ! Mais encore une fois, dès la pioche posée au fond d’une baie très remplie, c’est du passé!

 

« Ze » transat

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Nous sommes partis dans des conditions météo assez fortes les 3 premiers jours, plus de 25 nœuds et des vagues. C’est pas compliqué, faire 500 miles en 3 jours, ça tient du record pour Callinago (ne pas comparer avec François Gabart qui fait ça en une demi journée, c’est vexant). Mais c’est au prix de brinquebalement dans les vagues et d’appréhensions pour moi. Je préfère quand on va plus doucement. En plus, Laurent à la fièvre, il a mal à la gorge, genre angine et ça craint. Pourtant il assure sans se plaindre et tient à faire les nuits en me laissant dormir, ce que je fais de mon mieux car fréquemment une vague plus grosse me réveille.


Le lendemain, nous sommes donc le dimanche 3 décembre : Yanis fête ses 5 ans !! Nous pensons à son cousin Morgane qui souffle sa 1ère bougie à quelques milliers de kilomètres de là. De notre côté, on avait préparé le gâteau au chocolat la veille au port, et c’est tant mieux car malgré le stugeron, on ressent l’effet des vagues, on n’est pas encore amarinés.


Au bout de 3 jours, les choses se tassent et Laurent commence à se remettre de sa crève. Mega Ouf ! On peut fêter maintenant les premiers 500 miles avec une soirée apéro-pancakes-sodas.
Yanis envoie un message au Père Noël dans un bocal, Jeanne quant à elle préfère attendre de poster la sienne.


Et les journées s’enchaînent assez rapidement, on prend notre routine.
Le matin, pendant que Laurent reprend un peu de sommeil en retard, on s’occupe avec les enfants en faisant un peu d’école. Ils sont d’autant plus volontaires que « pas d’écran tant que l’école n’est pas finie » ! Oui je sais, c’est sadique, mais aussi diablement efficace. A partir de 11h, un peu de dessin animé (ok, 30-45 minutes) et moi je me remets de mes émotions et je pense au repas du midi. Je fais aussi du pseudo pain, toujours un peu foiré, mais toujours mangé par mes gentils moussaillons. Après manger, Maël fait un brin de vaisselle, puis les enfants s’occupent. On fait des jeux ensemble (ce qu’on ne fait que très rarement en temps normal). Uno, Pipolo, 7 familles, Diamoniaque.. (les mamies reconnaîtrons…). Ils font des pompons, le lego marche du tonnerre, des dessins, de la lecture, les séances calinoux, des pliages en tout genre… Encore un peu d’écran dans l’après-midi, le goûter, un peu de chahut tout de même qui vire aussi parfois en prise de chou, et on arrive en fin de journée. De temps en temps, il y a douche dehors avec rinçage à l’eau douce, mais faut insister !

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lavage à l’eau de mer et rinçage à l’eau douce…

Et une fois le repas du soir passé, souvent séance écran familiale du soir avant le coucher !
Yanis et Jeanne regardent en boucle hôtel transylvania 2, Maël découvre les films de Bilbo le hobbit et du seigneurs des anneaux. 2 salles 2 ambiances !
Globalement, les enfants ne se plaignent pas de leur sort et s’occupent assez bien. Ils s’adaptent à leur vie de nomades des mers… A vrai dire, on doit souvent les obliger à mettre le nez dehors et profiter du grand air, car ils resteraient non stop dans le ventre de Callinago.

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On ne croise aucun bateau entre le 2ème jour de transat et les 3 derniers. Laurent peut mettre le réveil toutes les heures et dormir entre temps.
Au fur et à mesure qu’on avance, je me sens plus rassurée. Je n’aime pas quand nous sommes à mi chemin par exemple…
Laurent se cogne violemment la tête suite à une grosse vague et alors qu’il sort un seau d’eau de mer. Un accident est si vite arrivé… Yanis doit porter son gilet dans le cockpit, il y a parfois des vagues plus fortes que les autres. La plus grosse arrivera à faire gîter fortement le bateau et à faire passer de l’eau sur la lisse et dans les hublots babord. Gloups. On se rejoue souvent le scénario et si quelqu’un tombe à l’eau ? D’abord la perche IOR et la bouée fer à cheval, moi qui plonge pour un enfant, sinon face au vent, affaler, moteur, revenir sur nos pas en utilisant la trace GPS….
Mais tout se passe bien. Le bateau avance bien, sauf quelques jours milieu de 1ère semaine où le vent est faible et nous force à faire une route vers le sud. Un peu de moteur et puis le vent revient, toujours par l’arrière (sans jeu de mot). Il y a par contre tout du long ces fichues vagues qui me tapent parfois sur les nerfs, surtout quand ça fait chuter des choses à bord (genre le verre doseur rempli de riz ou de semoule de couscous). Les tapis anti-antidérapants sont indispensables, et encore, prière de garder le bol de soupe à portée de main…
A part un bref épisode où on sort la grand voile, c’est quasiment tout du long avec le génois et la trinquette jumelle. 4 ou 5 fois, il faut tout de même changer le tangon de côté ce qui nécessite que Laurent aille à l’avant faire des acrobaties… Il faut aller plus vent arrière, choquer la trinquette, lâcher un peu de balancine pour décrocher le tangon, reborder la voile, faire passer le tangon de l’autre côté de l’étai, choquer du génois, accrocher l’écoute au bout du tangon, reborder et éviter que le tangon tape dans l’étai, reprendre la route normale, et enfin changer le bout qui sert de barber-hauler de côté, sur la voile qui n’est plus tangonnée. Voilà ouf, tranquille pour un tour!
Et alléluia, le pilote automatique ne nous fait plus de blagues.
Et les jours s’enchaînent, Jour 7 ou 8, on fête les 1000 miles! Méga soirée apéro-crêpes-sodas !
Jour 11, c’est les 1500 miles qui sont passés.. re-fête bien sûr avec gâteau aux pommes cette fois-ci, toujours l’occasion d’occuper les apprentis marmitons !
On essaie de mettre les petits plats dans les grands, parce que ça fait plaisirs à l’équipage de gourmands que nous sommes. Je tente même une mousse au chocolat, avec battage de blancs en neige à la fourchette… La suée attrapée en vaut la chandelle ! Parfois un menu couscous garbit en boite suffit au bonheur aux enfants 🙂
Côté pêche, on ne peut pas dire que nous ayons de la chance. Il semble que les poissons nous aiment un peu, beaucoup, à la folie, poissonément, mais en fait pas du tout ! A part une petite daurade exploratrice suicidaire, mais bien bonne, RAS. Il faut dire que les algues de la mer de sargasse n’aident pas à la pêche !


Et souvent, alors que Laurent et les enfants parlent de l’avenir, de l’ « après voyage » et des projets futurs, moi je reste scotchée sur le présent, me disant que c’est tout de même une expérience unique que cette traversée. Un peu redouté, mais d’autant plus fort. Et beaucoup de moments très appréciés finalement.

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coucher de Lune au petit matin!

Après 12 jours où on est donc bien isolé, et où une veille toutes les heures est assurée la nuit, nous revoyons des bateaux à l’AIS. Et aussi certains en visu et pas sur l’AIS, dont un truc de nuit éclairant fort (version spot de terrain de foot) et qui se déplace lentement… Bon, va falloir être plus vigilant !

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écran de navigation avec les infos de vent et de distance à faire

Et on est bien content de voir se profiler la côte de Tobago. On doit mettre le pied sur le frein histoire de ne pas arriver de nuit, et la dernière nav’ de nuit, je fais un quart à 3h du matin. J’ai encore des flipettes. J’ai l’impression qu’on va droit sur la terre dans l’obscurité, je veux aller plus au nord mais pas possible vu le vent, il y a des grains bref!!! moins j’en fais moins j’aime ça les nav’ de nuit ! Et c’est l’arrivée à l’aube dans une baie des pirates bordée de falaises luxuriantes (vu les grains, on comprend pourquoi) où volent des pélicans et des frégates non stop et au fond de laquelle on trouve quelques maisonnettes multicolores. C’est le bonheur !

Merci pour vos commentaires !

Durant la transat, nous n’avions pas accès à internet ; à Tobago, ça reste limité, il nous faut aller à la bibliothèque municipale.

A notre arrivée, lors de notre première connexion pour lire nos mails, nous avons eu la bonne surprise de trouver tous vos commentaires et encouragements très sympa ! Ca fait chaud au coeur de voir que l’on est pas complètement oubliés 🙂 Merci à vous !

Maël en particulier était très content de recevoir plein de nouvelles de ses copains et copines de classe!

A bientôt !

you rock

Charlotte’s ville

Bien arrivés aux Antilles ! 😀

Traversée, jour 13

Jour 13 : 1862 miles parcourus (162 les dernières 24h) – reste 252 miles soit moins de 48h je pense 11°37’N 56°46’W
Les jours passent, tranquillement, on avance et on s’approche de l’arrivée. Normalement, on sera à Tobago dimanche matin, soit bien en avance pour Noël. Les enfants continuent de s’occuper comme ils peuvent, ils se sont bien adaptés à la vie en mer, ne se plaignent pas, jouent, lisent, regardent des dessins annimés ou des films. Les conditions météo n’ont pas beaucoup changé depuis le départ, du soleil et quelque nuage. Un vent régulier nous pousse vers les Antilles et le bateau marche bien, c’est sur qu’avec le spi on aurait gagné un ou 2 jours mais bon…

Jour 10 : 1398 miles parcourus (159 les dernières 24h) – reste 714 miles

Jour 11 : 1554 miles parcourus (156 les dernières 24h) – reste 558 miles

Jour 12 : 1700 miles parcourus (146 les dernières 24h) – reste 414 miles

staticmap?center=11.3800,-56.4700&zoom=4&size=700x300&maptype=satellite &markers=color:red%7Clabel:C%7C11.3800,-56.4700&key=AIzaSyC68w1y0Fjwtvb20r_M1PY1AhASpQySRoA 11 décembre 2017

Traversée, jour 9

Jour 7 : 984 miles parcourus (130 les dernières 24h) – reste 1134 miles
Rien à signaler à bord, tout le monde va bien et s’occupe comme il peut. On arrive à tenir le rythme d’un atelier CNED par jour, ce qui permet d’être quasiment au rythme scolaire normal. Le reste du temps est rythmé par les jeux sur tablettes, dessins animés, jeux de société, lecture, légos…

Jour 8 : 1107 miles parcourus (121 les dernières 24h) – reste 1013 miles
Ca y est, on a passé la mi chemin ! Toujours un vent un peu trop modéré qui ne nous fait pas avancer bien vite et une mer désordonnée pas très agréable… En plus, impossible de pecher car nous n’avons plus d’appats/hameçons très adaptés et car ceux que nous avons (trop petits mais bon) se prennent sans cesse dans les algues. La mer des Sargasse est un peu longue à mon goût…. D’après les prévisions, le vent devrait monter et nous permettre d’accélérer, ça serait une bonne chose.

Jour 9 : 1241 miles parcourus (140 les dernières 24h) – reste 873 miles
Le vent est revenu, enfin! Nous avançons de nouveau correctement (7 noeuds) et dans le bon sens. Comme une bonne nouvelle ne vient jamais seule, nous avons réussi à pecher notre premier poisson, une daurade. Voilà, voilà, on avance et on se rapproche de Tobago donc.

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Traversée, jour 6

Jour 4 – 641 miles parcourus (156 les dernières 24h)
On avance bien, le temps est clément. Les enfants s’occupent, on arrive à faire un peu l’école tous les jours. Aujourd’hui, les petits préparent une lettre pour le père Noël. Première tentative de pèche et premier échec: l’appat part dans la gueule de la proie, arraché, encore une qui était trop grosse pour nous. En soirée, le vent tombe, comme prévu.

Jour 5 : 731 miles parcourus (110 les dernières 24h)
Ca a bien ralentit, terminé les 7 ou 8 noeuds de vitesse (160 miles / jour), on oscille autour de 4 ou 5 noueuds maintenant (110 miles / jour). Ca bouge un peu moins, c’est toujours ça de gagné. La lettre au père Noël est envoyée dans un bocal, à suivre…

Jour 6 : 854 miles parcourus (123 les dernières 24h) – reste 1259 miles 13°15’N 39°18’W
Après 24h de pétole et un peu de moteur, le vent repart doucement, nous avançons à la voile, tranquillement, à presque 5 noeuds. Nous sommes rentrés sur la mer des Sargasses et ces dernières sont assez présentes à la surface de l’eau, j’espère ue que l’on en a pas trop sur quille et safran… On voit quelques oiseaux de mers, 3 ou 4 par jour, des petits noirs que je ne connaissais pas qui ne s’intéressent pas à nous. Un peu de pèche mais toujours sans succès, 0 poisson pour l’instant, juste une ligne arrachée..

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Traversée, jour 3

Jour 0 (samedi 2 décembre)
Premier départ de Mindelo à 14h15.A peine sortis de la zone de mouillage, Maël se rend compte que le pilote automatique ne fonctionne pas, c’est gênant pour une transat…. Nous retournons donc au ponton 10 minutes après l’avoir quitté. Les amis de Bellor’ch et Vitavi qui étaient venus dire au revoir étaient encore là à discuter, une prémonition peut-être… En cherchant un peu, le problème est attribué à un faux contact sur le capteur d’angle de barre, il est réglé rapidement.
Nous repartons vers quinze heure pour un second vrai départ. 20 noeuds de vent dans le canal entre Sao Antao et Sao Nicolao, rien signaler, nous sortons tranquillement de l’archipel et entamons notre transumance.

Jour 1 – 155 miles parcourus
Aujourd’hui, c’est la fête sur Callinago, nous fêtons les 5 ans de Yanis avec un bon gateau au chocolat (préparé la veille heureusement car on est un peu secoués..)! Les enfants sont contents, le bateau avance bien. Seul bémol, j’ai de la fièvre et un bon mal de gorge depuis la veille au soir, pas facile ce début de transat.

Jour 2 – 320 miles parcourus
Journée un peu difficile; pas mal de houle et la fièvre qui ne diminue pas. Les enfants s’occupent comme ils peuvent. Aline gère tout, heureusement. Je prends la météo à midi et une dépression au nord fera sentir ces effets dans 3 jours, le vent va diminuer au nord de l’Alizé. Un peu tardivement, nous quittons la route directe pour plonger plus au sud afin de garder un minimum de pression (idéalement, il faudrait être à 12° de latitude nord dans 3 jours ; on sera sans doute un peu au dessus)

Jour 3 – 385 miles parcourus
15°19’N 33°17’W
Ca commence à aller mieux, j’ai l’impression que la fiève a diminué, le mal de gorge un peu aussi. On avance toujours fort et la barre des 500 miles parcourus se profile pour cet après-midi. A ce rythme là, on ferait la traversée en 2 semaines, le vent va faiblir normalement et on devrait ralentir.

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